ALFRED LATOUR (1888 - 1964)

Un peintre que notre époque redécouvre

Ce grand artiste, peintre, aquarelliste et graveur, connut l’estime de ses contemporains. Mais homme fort et libre, il ne put se plier aux exigences d’une carrière à la mode. Il resta à l’écart et fut méconnu, alors que son oeuvre atteignait sa forme parfaite.
Aujourd’hui, nous le redécouvrons avec admiration et respect.

Le message d’Alfred Latour s’adresse à tous ceux qui, partout et toujours, sont à la recherche de la Beauté. C’est un message intemporel.

Alfred Latour crée un style où s’affirme la pureté du graphisme autant que la force des couleurs.

« Latour va à l’essentiel, évacue les détails inutiles, mais ses formes simples décrivent, du lieu représenté, ce qui suffit à l’identifier sans doute possible... Pour chaque toile, une palette de trois ou quatre couleurs seulement, choisies dans le souci de confronter des tons et non de reproduire les couleurs naturelles... »
(Joëlle Pijaudier- Cabot, Conservateur, 1979)

Alfred Latour a peu exposé, mais l’une de ses expositions à Paris a reçu la visite de Marie Laurencin, Jean Carlu, André Marchand, Yves Brayer, et bien d’autres...

La peinture d’Alfred Latour a suscité la curiosité de Picasso

« ...Un jour de printemps 1969, Picasso, qui ne ratait jamais la corrida pascale d’Arles, flânant dans la librairie André, voit sur un mur une toile qui accroche son regard.
-  « Qui a fait ça ? » demande-t-il à M. André,
-  « Alfred Latour. Il n’est plus de ce monde »
-  « Pourquoi je ne l’ai pas connu ? »...

(Henri Feyt, Ecrivain, 2001, et Louis Evrard, Directeur chez Gallimard, 1978)

Alfred Latour, qui a découvert les pays méditerranéens au cours de plusieurs voyages, est conquis par un petit village de Provence inconnu lorsqu’il s’y installe en 1932 : le village d’Eygalières.

« Eygalières, en 1932, est un lieu éminemment propice à la méditation d’une oeuvre, rêvant de verdure mais écrasé des teintes minérales du soleil, désincarné jusqu’à l’os du trait, marqué, dans la même respiration, de grâce, de souffrance, de dignité.. C’est là et nulle part ailleurs qu’Alfred Latour vivra désormais et qu’il consacrera le reste de son existence à la vocation prioritaire qu’il porte en lui depuis longtemps »
(Henri Feyt Ecrivain, 2001).